2010
LA DOULEUR
Mardi 2 novembre 2010 à 20h33 à la Baie des Singes – Cournon
Aie ! Aie ! Aie ! Ouille ! Qui de nous n’a jamais prononcé ces onomatopées pour exprimer l’émoi douloureux, des bobos de la vie quotidienne aux douleurs insupportables : maux de tête, rages de dents, plaies, fractures, entorses, brûlures, cancers… Plus ou moins aiguë, chronique ou passagère, d’intensité très variable, la douleur nous concerne tous.
Définie par l’IASP*comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, la douleur est liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en ces termes ». Elle recouvre trois dimensions : sensorielle, affective-émotionnelle et sociologique. A la fois universelle et singulière, tangible et insaisissable, elle ne se prouve pas elle s’éprouve !
La douleur n’est pas considérée de la même façon selon les cultures, les religions, les époques… ni ressentie à l’identique selon les individus.
En France, son traitement a longtemps été jugé secondaire pour des raisons culturelles. Pas seulement à cause d’une tradition judéo-chrétienne qui voulait que « la souffrance ait du bon », mais parce que la douleur constitue en elle-même une aide à la décision pour le corps médical.
Actuellement, les connaissances en neurosciences sont en pleine mutation : les études se multiplient et les moyens thérapeutiques sont de plus en plus élaborés. Le mal-être est aujourd’hui le premier motif d’une consultation médicale. La prise en charge de la douleur n’est plus seulement une priorité de santé, c’est une question de société.
Peut-on avoir mal sans être malade ? Parfois vecteur de dépression, de chômage, de divorce, quel est l’impact de la douleur sur notre vie sociale ? Pourquoi certaines personnes ne perçoivent aucune douleur ? A quoi sert la douleur ? Un débat avec des médecins, des scientifiques, des psychologues…
*International Association for the Study of Pain
Avec la participation de :
● Maryse Boutet, infirmière au centre d’évaluation et traitement de la douleur
● Jean Chazal, neurochirurgien
● Alain Eschalier, pharmacologiste
● Michel Gironde, psychologue clinicien en cancérologie
● Pascale Picard, médecin coordonnateur du Centre d’évaluation et de traitement de la douleur
Le mot de Chraz : « La douleur demande au cerveau de réagir en lui envoyant une sensation désagréable. A notre époque technologique, ne pourrait-elle pas remplacer ça par un petit SMS ? Peut-on torturer un masochiste qui adore souffrir en lui faisant des chatouilles ? »
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