LES ANCIZES-COMPS
LA MÉMOIRE QUI FLANCHE ?...
Mardi 25 mai 2010 à 18h30 aux Ancizes-Compspar Didier Deffond
Neurologue
Praticien hospitalier, CHU Clermont-Ferrand
Ce qui semble caractériser l’homme par rapport à l’animal, c’est qu’il a la faculté de remonter mentalement dans le passé pour y puiser des souvenirs, mais aussi de se projeter dans l’avenir pour envisager le possible. L’activité du cerveau qui se souvient est très proche de l’activité du cerveau qui imagine : elle est indissociable de la fonction cognitive de la mémoire. Ce lien est si fort que les amnésiques, privés d’images de leur passé, ne parviennent à représenter le futur qu’à travers des banalités, des lieux communs sans aucune vision personnelle.
La mémoire met donc en jeu un grand nombre de structures cérébrales intervenant dans le stockage et le codage des informations. Les troubles de la mémoire sont parfois imputables à diverses causes comme l’anxiété, le surmenage, l’usage de certains médicaments, l’hypertension artérielle, le déficit en vitamines, les variations hormonales ou l’alcoolisme. Ils peuvent aussi renvoyer à des lésions dans les circuits cérébraux liées à certaines maladies, sans oublier le vieillissement qui provoque trous de mémoire et baisse des performances intellectuelles.
Nombre d’automatismes nous permettent de mettre notre conscience en veille, faut-il s’en émouvoir ? Quelles distinctions fait-on entre oubli, amnésie et maladies de la mémoire ? Comment fait-on la différence entre vieillissement cognitif normal et troubles pathologiques ? Comment parvient-on à entretenir les capacités d’apprentissage et de mémorisation quand des facultés sont altérées ? Où en est-on de la recherche aujourd’hui ?
Didier Deffond, praticien hospitalier en neurologie, responsable du centre mémoire ressources recherche (CMRR) de Clermont-Ferrand, intervient notamment dans les consultations spécialisées dans les troubles de la mémoire et des autres capacités intellectuelles.