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Programme 2010

AU SUJET DE L’IDEE DE PROGRÈS : CONFIANCE OU MÉFIANCE ?

Jeudi 18 novembre 2010 à 18h30 - à L’Ecole Supérieure de Commerce, 4 Bld Trudaine à Clermont-Fd

Programme « Dernières nouvelles de demain »
CONFÉRENCE de Gérard Guièze, professeur de philosophie à Clermont-Ferrand

On n’arrête pas le progrès, et pourtant ! Biotechnologies, nanotechnologies, clonage, CO2, nucléaire, vaccinations, internet… De multiples polémiques se font jour : pour certains la science et les techniques détruiraient la nature et déshumaniseraient les rapports humains. Pour d’autres ces peurs déraisonnables reposeraient sur des postulats purement idéologiques et relèveraient d’une ignorance ou d’une nostalgie passéiste. L’usage de la raison ne pourrait-il pas nous conduire à dépasser cette peur du progrès technique ?

Qu’il soit scientifique ou technologique, le progrès génère aujourd’hui chez de nombreuses personnes ce sentiment paradoxal où se mêlent espoirs, admiration, fatalité et angoisse. Bien que le progrès favorise et avantage une multitude de domaines, beaucoup d’entre nous pensent que toute innovation présente des effets négatifs – voire pervers - et des risques inévitables. Pour l’homme contemporain, le progrès est synonyme de force, d’avenir, il est même porteur d’espoir. Cependant, le progrès n’est pas sans controverses puisqu’il fait naître tour à tour des craintes réelles ou… fantasmées. En ce sens, le progrès n’a jamais un sens continu, absolu, linéaire, mais il peut rencontrer son contraire et tout ce qui lui fait violence. L’homme de progrès entreprend des tâches infinies porteuses de possibles et de dépassements. Il détient cette formidable capacité de rendre le possible réalisable. Le progrès va au-delà de toute limite. L’extension d’un tel pouvoir inquiète l’homme contemporain. La perception du progrès a ainsi considérablement évolué. L’idée de progrès est devenue porteuse d’un sens critique et de son désenchantement. L’incertitude s’installe au cœur de nos savoirs et de nos pouvoirs. Elle étend le principe de nos responsabilités. Autant de problèmes qui font qu’aujourd’hui, si nul ne peut raisonnablement envisager quelque retour en arrière, beaucoup déplorent que l’idée de progrès ne soit pas davantage explorée…