Programme 2005

Nos gènes, notre santé et nous

Jeudi 17 Novembre 2005

Héléna Baranova, docteur en sciences, experte européenne en génomique pour la santé

Traiter chacun en fonction de son profil singulier, prévenir autant que guérir, pourraient être les mots d’ordre de cette nouvelle approche appelée « médecine prédictive » ou « prévention personnalisée ». Une médecine d’avant-garde qui permet d’étudier nos capacités individuelles � gérer notre environnement et nous aide � adapter nos habitudes � nos gènes.


« Les gènes qui prédisposent les sujets aux pathologies les plus fréquentes seront identifiés, permettant de prendre des mesures préventives. Ainsi à l’avenir, chacun de nous pourra gérer son propre « capital santé », et le médecin du XXI e siècle sera un simple conseiller auprès de « patients » en bonne santé, qui les aidera à le rester… »
Jean Dausset, prix Nobel de médecine 1980. *

Cinq ans après l’annonce du décryptage du génome humain, les progrès du savoir génétique bouleversent la science médicale. Aujourd’hui, toute une gamme de tests génétiques permet de déterminer le risque de développer certaines maladies. Il est donc désormais possible de concevoir une médecine largement fondée sur une approche individuelle et personnalisée du patient qui s’inscrit dans la voie ouverte par Jean Dausset.
Traiter en fonction de son profil singulier, prévenir autant que guérir, pourraient être les mots d’ordre de cette nouvelle approche appelée « médecine prédictive » ou « prévention personnalisée ». Cette médecine d’avant-garde permet d’étudier nos capacités individuelles à gérer notre environnement et comment adapter nos habitudes à nos gènes. Elle pourrait permettre d’accroître notablement la vie en bonne santé et de ralentir le vieillissement.
Héléna Baranova présentera l’état actuel du savoir, des pratiques et des recherches de cette nouvelle médecine et témoignera du possible concernant notamment les pathologies cardiovasculaires et les troubles psychosomatiques.
Elle se penchera aussi sur les questions éthiques suscitées par cette médecine futuriste : comment éviter que l’inégalité génétique des individus ne débouche sur des soins inégalitaires ? Comment l’avantage de mieux gérer sa santé peut-il l’emporter sur l’angoisse de connaître les risques auxquels on est soumis ? Saurons-nous maintenir le droit à la confidentialité génétique sous la pression du marché, et contre des usages discriminatoires ?

* Cité dans « Nos gènes, notre santé et nous » Héléna Baranova – Armand Colin - 2004