Programme « Façons de penser : La mémoire »

LES MEMOIRES ARTIFICIELLES SONT-ELLES INTELLIGENTES ?

Mercredi 10 mars 2010 à 18h30 à la maison des Sciences de l’Homme à Clermont-Fd

maison des sciences de l’homme
4 rue Ledru à Clermont-Ferrand
Renseignements 04 73 34 68 00

par David Hill
ISIMA * LIMOS *
CNRS, université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

L’une des caractéristiques de l’être humain est sans doute d’avoir cherché très tôt à conserver la trace de ses activités, de ses apprentissages ou de ses sensations pour les transmettre à ses congénères. Cet échange a nécessité la mise au point d’un langage codé : des sons, des signes graphiques, des gestes, etc..., bref un système d’enregistrement qui nécessitera à son tour d’être compris pour être « décodé », c’est-à-dire retrouver le sens original.

Les supports de mémoire ont pris des formes très diverses au cours du temps : écrits, bandes et cartes perforées, combinaison de roues dentées, matières photosensibles ou magnétiques, disques microsillon puis laser, puces électroniques... Les mémoires artificielles sont le produit de l’inventivité humaine. On la retrouve aussi bien dans l’écriture que dans les premiers instruments de comptage ou de calcul, comme les bouliers.

La mise au point des mémoires informatiques a démultiplié la capacité de stockage des informations, des programmes qui les traitent et de leurs résultats dans des temps de plus en plus courts. La qualité des performances obtenues a engendré très vite des raccourcis de vocabulaire qui ont pu nourrir des confusions entre la mémoire humaine et celle de la machine. Ne parle-t-on pas de cerveau électronique, d’intelligence artificielle, comme si un modèle commun pouvait rendre compte des mécanismes de mémorisation mis en œuvre indifféremment par le cerveau ou des ordinateurs ? Mais ces processus sont-ils vraiment guidés par un raisonnement ?

David Hill est vice-président de l’université Blaise Pascal délégué aux technologies de l’information et de la communication. Ses recherches portent sur l’architecture de plateformes collaboratives de modélisation et de simulation, permettant à des scientifiques dispersés dans le monde de travailler en interopérabilité

* Institut supérieur d’Informatique, de Modélisation et de leurs Applications
* Laboratoire d’Informatique, de Modélisation et d’Optimisation des Systèmes

Voir la vidéo de la conférence :
http://videocampus.univ-bpclermont.fr/ ?v=Xph9hdJ0n4S5