Programme 2009
LES CHEMINS DU BONHEUR
Jeudi 12 mars à 18h30 - à l’École supérieure de Commerce, 4 bld Trudaine à Clermont-Ferrand
Jeudi 12 mars à 18h30
à l’École supérieure de Commerce, 4 bld Trudaine à Clermont-Ferrand
CONFÉRENCE de Michaël Dambrun, psychologue social
maître de conférences à l’université Blaise-Pascal
chercheur au LAPSCO (laboratoire de psychologie sociale et cognitive / CNRS)
« Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur », prétendait Horace dans ses « Epîtres ». Toujours poursuivi, parfois atteint durablement ou de façon plus fugitive, le bonheur est la « valeur tendance » du moment. Médias, penseurs et personnalités publiques déversent trucs et conseils pour être heureux. Mais, savez-vous que cet état de plénitude peut-être aussi objet de science ?
Qu’est-ce qui est le plus important dans la vie ? Le bonheur ? C’est effectivement la réponse que l’on observe fréquemment. Qui n’aimerait pas connaître le bonheur ? Se sentir bien d’une manière stable ? Il suffit simplement d’examiner les étalages de librairies pour s’en convaincre ; les ouvrages sur le développement personnel et l’atteinte du bonheur fleurissent partout. Nous vivons un paradoxe étonnant : nos sociétés n’ont jamais été aussi économiquement riches et pourtant que de détresse !
Si la quête du bonheur semble universelle, son atteinte reste une énigme. Chacun y va de sa recette. Les grandes traditions philosophiques se sont également intéressées à la question. Certains philosophes sont expéditifs et très pessimistes ; le bonheur est tout simplement inaccessible. D’autres, plus optimistes, proposent des pistes. Mais que dit la science sur ce sujet ?
Jusqu’à récemment, les chercheurs étaient relativement silencieux. Toutefois, depuis l’éclosion du courant positiviste au début des années 2000, l’étude scientifique du bonheur est en pleine explosion. Quelles sont les découvertes récentes ? Est-ce que le bonheur est impossible à atteindre ? Est-il inscrit dans nos gènes ? L’accumulation de richesses matérielles comme le suggère le « rêve américain » est-elle une solution ? Est-ce que l’hédonisme – la maximisation des plaisirs et l’évitement des sensations désagréables - permet d’atteindre le bonheur ? Ou vaut-il mieux se détacher de soi, pratiquer l’altruisme et cultiver la compassion, comme le suggèrent certaines traditions orientales comme le bouddhisme ?
Telles sont quelques-unes des multiples questions soulevées par le thème central du sens de l’existence, c’est-à-dire le sens d’une « vie bonne » selon les Anciens.