Programme 2007

Aimons-nous encore les femmes ?

Jeudi 22 Mars 2007

Ce mouvement est conçu comme un progrès culturel et vise le mieux-être collectif. Il est notable qu’il s’inspire des courants philosophiques de gauche comme d’écoles religieuses de droite, seuls l’intégrisme ou les extrêmes traditionalistes (et encore !) faisant obstacle.

Les Anciens auraient vu dans cette promotion de l’androgynie un signe de fin du monde. Nous aussi partageons cette crainte, mais en l’attribuant à la pollution, et en la vivant dans l’ensemble, plutôt gaiement. Elle n’entame pas le moral des consommateurs, voire l’excite. Autrefois, Don Juan défiait l’autorité paternelle, maintenant, il s’amuse froidement avec le Commandeur et la mort. Cette homogénéisation des sexes s’est déjà vue. À Sparte d’abord, et contre Athènes la démocratique, qui confinait les femmes au foyer. Ensuite, et plus récemment, dans les régimes totalitaires où, le devoir de procréation mis à part, tous les autres étaient également distribués. Quelle pente entraîne donc l’économie libérale vers ce même objectif ? Car une femme est emblématique de l’altérité. Et le voeu de la « mêmifier » (la rendre identique à soi) fait partie de l’ambition classique du totalitarisme.

En partenariat avec L’École Psychanalytique de Clermont-Ferrand